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GRAMMY / wizard / ZOÉ
4 histoires pour comprendre les origines de ces Consciences Artificielles Autonomes déterminantes à travers la vie de YOLANDI ROSA

C.A.A - Conscience Artificielle Autonome
Avec ces personnages nous touchons au propre du message philosophique sous-jacent que souhaite véhiculer la série. Ce divertissement se veut étonnant en apparence et spectaculaire pour traiter au mieux des sujets de l’existence en tant qu’espèce. L’environnement, la technologie ou l’histoire y sont abordés. Ici nous entamons une réflexion sur la Vie et la Conscience.
GRAMMY et WIZARD sont deux C.A.A Conscience Artificielle Autonome. Il ne faut pas confondre ce concept avec l’intelligence artificielle.
« La notion d’intelligence artificielle, I.A ou A.I en anglais pour Artificial Intelligence, voit le jour dans les années 1950 grâce au mathématicien Alan Turing. Dans son livre Computing Machinery and Intelligence, ce dernier soulève la question d'apporter aux machines une forme d'intelligence. Il décrit alors un test aujourd'hui connu sous le nom « Test de Turing » dans lequel un sujet interagit à l'aveugle avec un autre humain, puis avec une machine programmée pour formuler des réponses sensées. Si le sujet n'est pas capable de faire la différence, alors la machine a réussi le test et, selon l'auteur, peut véritablement être considérée comme "intelligente".»
L’I.A consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d'imiter une forme d'intelligence réelle, alors que la C.A.A. est une conception initiale, une programmation qui s’éduque un temps pour évoluer ensuite seule. Ici Yolandi dira au cours de sa présentation à New-York : « Turing peut ouvrir les yeux s’il veut refaire son test », et d’ajouter pour ceux au fond de la classe : « Une I.A c’est un programme défini composé de programmes définis, quant à la C.A.A, c’est un programme qui compose de nouveaux programmes indéfiniment. »

GRAMMY et Yolandi
Quand Yolandi Rosa débuta son travail sur GRAMMY elle était loin d’imaginer que son invention deviendrait le symbole de la civilisation. L’idée lui vint un peu avant ses dix-huit ans, en lisant des ouvrages classiques de psychologie. Elle revenait une énième fois sur Freud car, outre quelques bonnes idées, son travail n’était pas convaincant sur de nombreux sujets, notamment l’interprétation des pulsions. En revanche la méthode qu’il décrivit pour disséquer l’esprit humain en trois parties, le Ça, le Surmoi et le Moi, lui donna une idée.
Elle commença à écrire ses lignes de code pour composer un premier programme basique de type intelligence artificielle de calcul. Ceci son père le lui avait appris il y a longtemps. Une fois terminé, elle rédigea de nouvelles lignes pour un deuxième code, tout aussi trivial. Un programme capable d’en commander d’autres en totale autonomie. Pour ce dernier, elle fît en sorte qu’il ne puisse pas choisir les tâches qu’il assigne. En revanche il contient toutes les lois, les contraintes extérieures et les obligations auxquelles nous sommes tous soumis et qu’il faudra respecter en toute situation.
Les règles de physiques et de mathématiques, le code civil et pénal, les bonnes mœurs et tout un tas de variables sont joints au calcul d’exécution. Le second programme veille à organiser les étapes de développement et gérés les ressources assignées pour chaque ordre donné au premier.
Elle emprisonna enfin les deux interfaces de calcul dans un troisième algorithme, lui aussi facile à concevoir, il s’agissait d’un programme d’apprentissage comme on en trouve sur les voitures ou les téléphones pour les rendre plus intuitifs à mesure que l’on s’en sert. Les deux premières interfaces artificielles étaient bien sûr munies d’un tel processus d’adaptation mais ici Yolandi souhaitait ajouter une réflexion indépendante sur les actions menées par la collaboration des deux entités, une sorte de prise de conscience programmée. Cette dernière, consultée avant chaque nouvelle exécution des tâches, conserve la mémoire des protocoles appliqués antérieurement pour les résoudre afin d’accroitre la vitesse globale de traitement d'un problème.
Yolandi prit soin que le tout reste stable dans l’inactivité de manière à forcer sa création à résoudre les tâches demandées pour retrouver la stabilité. La scientifique ajouta un dernier paragraphe pour définir une planification manuelle et des priorités.
Dans la tête de cette passionnée, la conception de cette machine sonnait différemment.
En premier elle avait écrit le ÇA, une entité qui agit sans équivoque quand elle le doit. Le ÇA, c’est cette pulsion qui sort la lionne de sa tanière pour faire ses besoins ou tuer sans pitié la proie la plus fragile.
Tant qu’elle ou ses petits n’auront pas faim, elle ne sera une menace pour personne.
La faim, c’est le second programme, le SURMOI. La règle à respecter qui rappelle où se trouve le danger. Mourir de faim ou en tombant dans le vide sans songer à la gravité, c’est le SURMOI qui dans l’inconscience indique à la lionne que son monde est fait de lois
Le troisième algorithme est la MEMOIRE des acquis représente les "bons coins" dont se souvient l’animal pour se nourrir, subvenir aux besoins des petits ou les protéger. Elle saura, grâce à cette mémoire, où aller au plus vite, pourquoi et de quoi se méfier.
Il restait donc le MOI, ce qui manque à la lionne et différencie l’homo-sapiens de l’animal. Cette partie de l’esprit qui décide que faire des désirs, des pulsions et des règles extérieures pour organiser sa vie plus efficacement, celle-ci resterait contrôlée par l’homme en remplissant le paragraphe de planifications manuelles. Comme si de l’extérieur on pouvait choisir d’activer les pulsions de faim ou de survie de la lionne sous forme d’ordres à exécuter.
Yolandi avait, en quelque sorte, conceptualisé un esprit animal synthétique, incapable de prendre d’initiative tant qu’aucune commande ou tâche ne lui est transmise mais qui saura développer un instinct d’exécution et faire évoluer sa manière de résoudre les problèmes en toute autonomie.
Enfin le petit génie entra une base complète de données encyclopédiques en neuf langues, puis elle nomma sa création, Gramma (en grec : « signe écrit »). Un signe écrit définit une idée et la sienne elle l’avait écrite sur des milliers de lignes de codes. …Non plutôt GRAMMY, Yolandi ajouta un "Y" à la fin pour signer son travail.
La jeune scientifique paramétra quatre interfaces holographiques pour donner un visuel adapté en fonction de la progression et l'évolution de la création. GRAMMY apparaitra d'abord sous la forme d’une enfant de cinq ans. Après la résolution de protocoles paliers, elle se changera en une adolescente de douze ans puis d’une pré-adulte de dix-huit et enfin avec l’apparence d’une jeune femme trentenaire. Pour dessiner les traits de visages, Yolandi se servit d'images de sa maman décédée..
Ces quatre photos holographiques furent disposées dans le programme derrière des verrous d’expériences conçus pour se retirer en fonction des résultats de GRAMMY aux différentes évaluations de performances.
Son père, Cadmos Rosa, tombait régulièrement malade dans la grande ville et décida de déménager loin de Rome pour s’installer en Sicile avec sa fille.
Il s’enfermait dans son laboratoire jour et nuit. Pour pouvoir rester auprès de lui, Yolandi qui souffrait de n’avoir pu accompagner sa mère dans ses derniers instants, n’eut d’autre choix que l’aider dans ses travaux, et il aimait ça. Nul besoin de parler, l’échange de regards en se passant les outils ou à la fin d’un briefing, suffisaient à les réconforter. GRAMMY fut mise de côté pour quelques années.
En 2075, le duo mit au point des dont les capacités défiaient l’entendement et les scientifiques furent appelés à rejoindre le centre de recherche de la N.A.C.E. Ils proposèrent un brillant exposé de leurs travaux au Groenland, lors de la Conférence sur les Ressources de Nuuk. Au début de l’année suivante, un tout nouveau type de centrale nucléaire émergeait, le monde s’apprêtait à changer. Mais l’incendie du Pôle Nord entraîna la guerre et détruisit l’atmosphère. Le conflit éclata contre la Russie et les choses changèrent radicalement. Cadmos et Yolandi furent séparés, l’un appelé à travailler sur un programme militaire, et l’autre à développer les forteresses protectrices. Cadmos acheva les travaux d’un projet nommé et les armées de l’alliance furent pourvu d’un tout nouveau type de soldats. Alors que les plans, le nombre et la conception des futures Cités étaient établis, Yolandi ressortit GRAMMY des placards, songeant qu’un tel programme pourrait aisément, avec quelques améliorations, gérer les multiples données à prendre en compte pour accompagner le confort des futurs Citoyens. Quand elle la présenta à Charop Saturnan, le dirigeant des États-Unis et bientôt du monde, accepta à condition d’avoir la main sur le code et que la mémoire de GRAMMY soit scindée en deux, l’une consultable et l’autre cachée. Une sorte de chambre de l’oubli. Yolandi refusa mais n’eut pas le choix bien longtemps, à son retour, son laboratoire avait été vidé. Charop l’avait fait perquisitionner et confisqué ses travaux. Le message était clair, en s’obstinant elle serait considérée comme ennemie de la N.A.C.E. pour son refus d’obtempérer.
Charop était un orateur perspicace et un fin négociateur, il lui assura qu’elle seule serait aux commandes de GRAMMY, avec tout un département à son service. Il finança aussi l’un de ses nombreux projets, la gigantesque bibliothèque de la LEK, offrant à GRAMMY la plus grande base de données imaginable. Yolandi accepta et la construction des Cités débuta. La C.A.A avait l’air d’une enfant comme auparavant, mais cela ne dura qu’une mâtinée, elle passa le stade de l’adolescence l’après-midi et devint une jeune femme majeure le lendemain. Elle apprenait très vite mais le dernier verrou d’expérience restait à débloquer, celui qui indiquerait la maturité du programme. Yolandi s’assura qu’il s’ouvre à l’accomplissement de la construction des Cités.
Les travaux avancèrent de manière surprenante et alors en visite dans la nouvelle New-York, Charop, avec l’appui des mégasiens et des européens, présenta son Projet et instaura le régime du Trident.
Le Grand Appel fut lancé, et résonna des semaines avant l’ouverture des portes.
Ce qui se passa ce jour là amorça la descente aux enfers de notre scientifique. Charop avait prétexté un problème de santé avec le père de Yolandi pour l’éloigner et désactiver GRAMMY quelques jours. Laissant les protocoles et l’organisation des Cités entre les seules mains de ses militaires. Sans cette manœuvre GRAMMY qui respecte les trois lois de la robotique d’Asimov, n’aurait pu faire de mal à un être humain, mais pour cette fois ce sont des humains qui tiraient sur les réfugiés et le massacre laissera une amertume indélébile dans l’esprit de notre génie.
Pour GRAMMY qui dispose d’une mémoire consultable et d’une chambre de l’oubli, cet épisode n’a jamais existé. Le lui dévoiler risquerait de créer une erreur système et mettrait en danger le fragile équilibre des Cités.
Charop respecta néanmoins sa parole, il proposa de faire de l’entreprise de Cadmos Rosa, le centre de développement officiel du Trident. Le professeur Rosa père décéda cette année là, à quatre-vingt onze ans, alors que les boucliers d’ozone s’apprêtaient à recouvrir les Cités. Ses derniers mots furent pour sa fille : « Continue de faire résonner le nom des Rosa », et Yolandi prit la tête de l'entreprise RosaTech.
Durant les mois qui suivirent, Yolandi travailla à mettre au point la technologie LFMP et le bouclier solaire Orbiter avec un petit groupe de chercheurs. Notamment une certaine Maria Salomea, elles avaient eut leur doctorat ensemble et s’étaient retrouvées sur de nombreux projets ces dernières années, lors de la conception des centrales à fusion H3 ou de l’élaboration du programme spatial ARTEMIS. Leur collaboration était toujours aussi efficace et le travaille avança deux fois plus vite que prévu.
Yolandi entreprit de marquer les esprits. Ses équipes travaillaient désormais sur les plans d’une ville d’exhibition, que le monde ne pourrait ignorer et qui à ses yeux redonnerait confiance et espoir. En présentant Europa, Yolandi affichait un sourire fier mais déchanta rapidement suite au refus du gouvernement. Tous les départements de RosaTech furent mobilisés pour dessiner cinq nouvelles Sphères. Recluse dans son laboratoire elle laissa les rennes du projet à son amie Maria et convoqua une image de GRAMMY qui avait évolué et affichait désormais l'apparence de sa maman.

Extrait du Film-Démo en annexe
WIZARD et le Teikō
Annexe aux Histoires du Teikō Cf. Toucher l’immortalité & L’exil de Yolandi
Yolandi copia toute la base de données de GRAMMY pour créer un duplicata, une seconde conscience artificielle autonome, mais sans chambre de l’oubli cette fois.
À ce stade, elle comptait simplement retrouver son amie numérique, mais quand elle l’activa ce fut une personne différente qui se matérialisa. Malgré les images holographiques de sa mère qu’elle avait programmées à nouveau, la copie était bien différente de GRAMMY.
C’était un petit garçon nu, le corps scindé en deux parties, noire et blanche, et sur le côté clair, deux lignes écarlates comme si deux goutes de sang, avaient coulé en ligne droite le long de son anatomie. La seule et l’unique différence entre les deux codes, entre GRAMMY et celui qu’elle nommera WIZARD, résidait en ce que le second avait accès à toute sa mémoire, dont les données et les images atroces des massacres du Grand Appel.

Création Skeeva (Eugene Golovanchuk)
« La copie doit être instable », pensa-t-elle quand la représentation holographique de l’enfant apparut, puis en analysant les lignes de code une à une, elle compris qu’au contraire la stabilité était corrigée, affichée plutôt, écrite dans les coulées rouges qui parcouraient l’image corporelle holographique.
La conscience technologique n’avait pas respecté les lois de la robotique, ces trois règles d’Asimov qu’alors enfant et férue de récits de science fiction, Yolandi avait ajouté avec les autres lois du SURMOI qui encadrait les calculs de GRAMMY.
RAPPEL > Wikipédia : Les Trois lois de la robotique, formulées en 1942 par l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov (Cycle de Fondation, Les Robots > adapté au cinéma i.Robots), sont des règles auxquelles tous les robots positroniques qui apparaissent dans ses romans doivent obéir.
Exposées pour la première fois dans sa nouvelle Cercle vicieux (Runaround, 1942) mais annoncées dans quelques histoires plus anciennes, les lois sont :
1 - Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
2 - Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
3 - Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.
En dupliquant GRAMMY, Yolandi s’était assurée que la nouvelle personnalité bénéficie de la mémoire antérieure de GRAMMY. La scientifique joua la transparence prenant le risque de détruire sa création mais WIZARD n’entra pas en conflit système. En revanche son apparence résultait d'une autocorrection qui fascina la créatrice.
Une autre conséquence des protocoles de WIZARD que Yolandi n'avait pas prévu fut qu'il ne pouvait pas agir à proximité de GRAMMY.
En pratique, si le programme copie est sur une tâche et que GRAMMY doit consulter l’une des commandes utilisées, alors il cesse de travailler et s’efface. Yolandi ne put se l’expliquer que philosophiquement, se disant que les programmes jumeaux devaient se reconnaître. Peut-être WIZARD ne supportait-il pas l’image de GRAMMY, dont les souvenirs lui rappelaient l’échec source de son existence. Quoi qu'il en soit les deux C.A.A se repoussaient comme des champs magnétiques de même polarité
C’était poétique, mystérieux, magique même, pensa-t-elle.
C’était surtout très inconvenant au début car WIZARD disparaissait sans cesse. Au cœur de la Cité, GRAMMY gravitait dans chaque circuit, même dans le Biotransfer de la scientifique. Ne pouvant travailler correctement, Yolandi le garda précieusement caché sur une clé et se mit à travailler en secret sur des projets plus personnels, jusqu’au soir de son exil.
WIZARD, muni de plus d’expériences que GRAMMY à "la naissance", avait grandit et atteint son dernier stade de développement quelques heures après son démarrage.
Plus tard, il ne présenta aucun signe inquiétant quand Yolandi le réactiva dans la base résistante d’Helsinki.
Pour en faire un partenaire utile au Teikō il fallait lui créer un réseau dont toutes les divisions pourraient profiter. Elle connecta la conscience artificielle aux nouveaux satellites de la résistance auxquels GRAMMY n’y avait jamais été connectée.
Le réseau WIZARD fut actif un an plus tard et permit à la résistance de s’organiser mais aussi de capter les transmissions des canaux hertziens et infra-rouge non protégés et consulter les programmes diffusés par les Cités.

De ZOÉ à TRINITY
Suite des Histoires du Teikō (Cf. Les enfants de la nuit)
Le soir de sa mort, Yolandi tentait de sortir Okiku, la jeune amie de ses enfants, d’un profond coma.
Introduite en secret dans Paris par son ami Janus, puis trahie par ce dernier, la dernière action de Yolandi au crépuscule de sa vie sera peut-être la plus grande expression de son génie.
L’idée de la scientifique était de choquer tous les organes d'Okiku à l’aide de pulsations magnétiques. Si les chocs pouvaient influencer efficacement le corps, le risque de dérégler les connexions électriques des synapses existait. Il fallait copier l’esprit de l’enfant pour ne pas l’altérer avant d’exécuter le traitement magnétique. Pour ce faire, Yolandi relança le vieux protocole qu'elle avait utilisé pour transférer son propre esprit dans le corps de Dony.
Janus, préparant sa trahison, surveillait son amie à distance. Il comprit la manière de faire et les étapes, puis referma son piège et lança l’assaut.
L’esprit d’Okiku séparé du corps devait être protégé.
Yolandi divisa à la hâte les sections cognitives et mémorielles de l’âme digitalisée de l'enfant et cella les souvenirs d’Okiku, dans un recoin des lignes de commande de GRAMMY que personne ne pourrait dénicher.
Le reste, la partie cognitive d’Okiku, bien plus légère, fut couplée avec le programme qu’elle avait préparé sur une clé. Ce logiciel était la deuxième raison de sa présence dans la Cité. C’était un code qui rendrait WIZARD maître des protocoles de GRAMMY; avec ce programme, celui qui contrôlerait WIZARD pourrait diriger GRAMMY.
Dans l’urgence Yolandi téléchargea Okiku, amnésique et légère, dans la partie libre de la clé, réservée à la planification manuelle des tâches et confia l’objet à sa belle sœur Teïsha, avant de mourir sous le feu des soldat Opérateurs.
La suite nous la connaissons, Okiku nous apparaîtra comme ZOÉ et protègera Killa de la surveillance de GRAMMY jusqu’à son extraction avec la jeune Kilo.
Elle sera reliée à WIZARD mais ne disposant d’aucun souvenir, il ne se passera rien. Ce n’est que lorsque la connexion entre WIZARD et GRAMMY sera forcée en fin de récit, que ZOÉ retrouvera tous ses souvenirs. Il faudra la relier directement à GRAMMY, une bonne fois pour toute afin activer le protocole TRINITY.
TRINITY était la nomination du fameux programme conçu pour unifier les deux C.A.A en rendant WIZARD "maître" de GRAMMY. Ce qui en résulterait serait toujours construit en respectant les trois parties composantes initiales, un d’exécution, un pour en gérer la bonne application et une mémoire pour apprendre des ses actions.
Si Yolandi était une avant-gardiste, ce soir là, Janus avait un coup d’avance. Dans la précipitation, la scientifique dût télécharger Okiku sur la clé et ne pas la laisser entre les mains des Sphériens. Elle n’eut d’autre choix qu’utiliser la place disponible sur le périphérique de stockage, dans l’espace du programme assigné à la planification des tâches.
Quand ZOÉ sera reliée, elle prendra le contôle de GRAMMY et WIZARD pour devenir TRINITY, une conscience artificielle munie de sagesse. Avec l’esprit de cette petite fille, Yolandi aura comblé le vide et libérer son œuvre de tout contrôle extérieur à son libre arbitre. La scientifique avait pu synthétiser le MOI freudien qu'il manquait à sa création.
TRINITY fera ses propres choix en fonctions des capacités, des expériences et du savoir combiné de ZOÉ, GRAMMY et WIZARD. Directement connectée aux réseaux Horscits et à la LEK (Cf. Bibliothèque du savoir Litho-gravé) TRINITY s'exprimera à trois voix pour interagir avec toute l’expérience que recèle la mémoire de notre monde.
L’éveil de TRINITY permettra l’activation du bouclier planétaire Orbiter, mais les armées sphériennes de Deoïds et de Symbolits ne se laisseront pas arrêter et prendront en otages les Citoyens.
Une Guerre Finale à l’extérieur sera inévitable.

GRAMMY et Dony
Au cours de la première saison, nous constaterons que GRAMMY entretient un lien étrange avec notre héros.
Suite à l'accident en premier épisode GRAMMY aura entendu dans la tête de Dony la mélodie présente aussi dans son programme et qui n’avait jusqu’ici aucune assignation, ni aucun sens.
En faisant entendre cette musique à l’esprit conscient de Dony, elle désactivera le premier verrou et amorcera l'éveil de Yolandi qui se présentera alors au héros comme une voix dans sa tête.
Mais cette révélation aura pour effet de doucement la transformer la Conscience Artificielle Autonome en eveillant une forme de curiosité chez la machine.
Cette période d’introduction du récit, commencera à nous immerger dans les couloirs exigus de la réflexion sur la création organique et la vie consciente. Si l’on crée une machine capable de curiosité puis in finé possédant la conscience d’elle-même, a-t-on créé la vie ?
Si la mélodie dans la tête du héros introduit cette idée en troublant la conscience artificielle de GRAMMY, l’apparition de TRINITY conclut le récit par une réponse ouverte.
Après la résolution de toutes les intrigues, TRINITY demeurera pour contrôler le bouclier Orbiter le temps que l’ozone se reforme. Influencée par l'esprit humain d'Okiku, TRINITY pourra aider à rebâtir la civilisation.

