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PRÉLUDE

" Heureux qui peut songer au passé sans aucun remords ! "

Louis François Sosthène Ier, vicomte de La Rochefoucauld

Cette page raconte la préhistoire de FLOW à travers une projection alternative d'événements envisageables.

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Contexte et situation politique

Contexte et situation politique

 

 

Au 37ème Sommet Mondial sur le Climat et les Territoires de 2056 à San Francisco (USA), les études de la Nasa révèlent des déperditions de plus en plus importantes dans la couche d’ozone. Des millions de kilomètres carrés d’atmosphère ne sont plus composés que de 65% d’ozone soit 196 DU [Dobson Unit], alors qu’une quantité nécessaire pour filtrer les rayons solaires équivaut à 300 unités Dobson. Ces trous, formés aux pôles, commencent à atteindre les premiers parallèles.

 

Cette annonce va déclencher une réaction immédiate de l’opinion publique, le monde se divise. Il y a les nations fortes du nord qui investissent la grosse partie de leur budget aux politiques de développement durable devenues prioritaires, et les autres, les pays en difficulté qui comptent profiter du retard économique qu’elles accumulent par ce sacrifice. Profitant des technologies polluantes délaissées et à leur portée, la productivité et la compétitivité des états les plus pauvres atteignent vite des chiffres inattendus au détriment de catastrophes régulières liées au manque d’infrastructures et de contrôles. Cette situation ne tarde pas à s’envenimer et de nombreux conflits éclatent ça et là au nom du sauvetage de la planète. Le discours de l’OTAN se durcit ; ne plus rien laisser passer au risque d’assister à l’extinction de notre espèce. En 2058 quarante trois gouvernements signent le Pacte d’Alliance à l’Effort Économique pour le Climat et l’Environnement. Principalement composés de territoires d’hémisphère nord, ils forment la NACE (Nations Alliées pour le Climat et l’Environnement).

 

 

Les années soixante sont le théâtre de petits affrontements clairsemés partout sur le globe, les pays développés agissant sans cesse pour fermer les usines polluantes qui émergent des continents du sud. En Asie, de nombreux territoires reculés continuent ce « braconnage climatique ». La Chine et l’Inde qui tentent tant bien que mal de respecter les directives de la NACE dont elles sont membres, programment une rencontre inédite entre tous les chefs d’états du continent oriental. Il est proposé de s’allier en une « méga-économie » compétitive capable d’assumer dans un effort commun les impératifs liés aux problèmes écologiques. En 2066, Vingt-deux nations ratifient le Traité de Mégasie. Le Japon et la Russie refusent catégoriquement et sortent des accords d’alliance de la NACE.

Avancées scientifiques

Avancées scientifiques

Dix ans plus tard, dans le sud de l’Italie, la maitrise de la force physique fondamentale du magnétisme s’apprête à connaître une avancée historique. Un duo de scientifiques, l’éminent professeur Cadmos Rosa et sa jeune fille encore doctorante Yolandi qu’il qualifie déjà de pure génie de ce siècle, découvrent comment avec très peu d’énergie, générer et manipuler des champs magnétiques inoffensifs pour l’homme mais suffisamment puissants pour l’aider dans ses taches courantes. Cette percée scientifique rend tout possible dans de nombreux domaines. La manipulation de structures gigantesques devient une partie de plaisir, dans le secteur du bâtiment les constructions deviennent pharaoniques respectant des délais jamais vus. Le plasma et ses utilisations prennent une toute nouvelle dimension alors que la robotique et la nanotechnologie font un pas de géant. Un peu plus tard l’enfant prodige publie un article sur une nouvelle version plus volumineuse du Tokamak, un prototype de réacteur à fusion nucléaire issu du projet ITER de 2017, mais qui lui fonctionne en fusionnant du deutérium (²H) - isotope de l’hydrogène que l’on trouve en grande quantité dans nos océans - avec un isotope rare de l’hélium, l’Hélium 3 (³He). Bien plus productif que les réacteurs à fission du passé, il génère surtout une énergie totalement verte, sans déchet. (Cf. Innovations)

Une autre révolution entrainée par la maitrise des champs magnétiques a lieu dans le domaine de la supraconductivité. On parvient enfin à fabriquer des batteries sans aucune déperdition. On peut maintenant conserver de l’énergie indéfiniment. (Cf. Innovations).

La Guerre du Nord

À la conquête du Pôle, la Guerre du Nord

 

Malgré tout, les impératifs des petites guerres incessantes et les catastrophes climatiques n’aident pas non plus à rééquilibrer nos usages. L’année 76 est marquée par la sérieuse pénurie de pétrole tant redoutée. Les réserves sont vides, les puits les plus profonds ne remontent que de la boue sale. En quelques mois les prix sont par deux fois décuplés et continuent de croître. Voyant leurs dettes nationales se creuser, les puissances s’empressent de faire main basse sur les dernières réserves fossiles, créant un vieux climat de colonisation. Si les énergies alternatives, solaires et éoliennes maintenant plus efficaces, ont pris une place majoritaire dans les modes de vie des civils, l’armée, l’industrie et le commerce international sont des secteurs en perpétuel développement qui ont besoin de toujours plus de puissance et continuent de consommer de grosses quantités d’hydrocarbures. Lors de la Conférence des Ressources de la NACE à Nuuk au Groenland, la situation géopolitique extrêmement tendue conduit à placer le forage des ultimes réserves pétrolières du Pôle Nord au centre du débat. Si quelques audacieux sont pour, la majorité est contre. Au pôle, les scenarii de risques d’une pollution extrêmement destructrice à grande échelle ont été maintes fois démontrés. Le projet est reporté pour l’heure mais l’année suivante pousse la Russie dans ses retranchements budgétaires. Sans tenir compte des décisions internationales et dans un ultime effort insensé, plusieurs dizaines de milliers de soldats et ouvriers soviétiques sont envoyés à Ny-Ålesund sur l’archipel du Svalbard en Norvège. Débarqués sur le port le plus septentrional du monde, les équipements militaires et techniques sont rapidement déployés à quelques kilomètres et les foreuses démarrent en urgence. Toutes les armées alliées de la NACE convergent en latitude 90° pour tenter de les arrêter, mais le danger d’une attaque est trop grand sur les chantiers déjà bien amorcés.

Après une longue et difficile période d’attente et d’observation, l’assaut des soldats coalisés de décembre 2078 sur les infrastructures polaires provoquera l’une des plus grandes catastrophes de l’histoire. Sur la banquise, alors que les russes sont assaillis de toutes parts, un entrepôt de stockage de barils s’embrase causant de nombreuses réactions en chaîne le long des puits en activités pour finir en un immense incendie sur le toit du monde. Durant vingt neuf jours le brasier de plusieurs milliers d’hectares reste inaccessible aux équipes de secours impuissantes qui l’observent brûler du pétrole et cracher son épaisse fumée plus noire que la nuit. Elles parviendront finalement à maîtriser cet enfer au trente et unième matin. Outre les fortes émanations de chaleur et la marée noire encore incrustée dans la glace spongieuse, c’est notre atmosphère qui en subit les plus lourds dégâts. En effet les premières couches qui la composent sont bien plus fines à cette latitude que partout ailleurs ; La troposphère, en contact avec la surface de la Terre, voit son épaisseur diminuer depuis l’équateur de dix sept kilomètres à six kilomètres aux pôles. Ici les fumées et les gaz nocifs de l’incendie portés par l ‘extrême température du foyer n’ont eu aucun mal à parvenir jusqu’à la couche supérieure stratosphérique. Si l’ozone s’y forme principalement au dessus des zones équatoriales où les rayons solaires tapent plus fort, c’est le vent qui le disperse et lorsque celui-ci arrive sur-concentré de microparticules polluantes à une telle altitude, il devient impossible au processus de se poursuivre.

Le point de non retour

Le point de non retour

Il n’y a plus de couche d’ozone ! Les journalistes ne parlent plus que de cataclysmes meurtriers et de migrations de populations, le climat change radicalement en quelques mois. Les russes deviennent les boucs émissaires de la situation devenue chaotique et trouvent malgré tout le soutien des armées des pays du sud. La guerre est déclarée à la Russie en octobre 2079 par la NACE. La nation rouge est attaquée de toutes parts et c’est l’alliance des pays ratificateurs du traité de Mégasie dont la puissance militaire est portée par le soutien des États-Unis et de l’Union Européenne, qui marchera jusqu’à Moscou et installera son autorité sur tout le territoire soviétique. En 2083 l’union des pays d’orient est reconnue comme une super puissance économique. La Mégasie occupe une superficie de trente huit millions de kilomètres carrés. Cela marque la fin de la première phase d’un conflit qui s’apprête à devenir une reconquête territoriale.

Le magnétisme et la robotique se sont considérablement améliorés. Depuis le succès du premier lancement orbital par expulsion magnétique (Cf. Innovations) en 2073, le professeur Yolandi Rosa refait parler d’elle avec un projet d’extraction de l’isotope Hélium 3 présent en grande quantité sur la Lune pour alimenter des centrales à fusion et générer une énergie verte. Cinquante tonnes de composé atomique à exfiltrer du sol lunaire, à ramener et à traiter en deux ans pour alimenter toute la population mondiale pendant une décennie selon ses calculs. Les Amériques enrichies par la guerre, affrètent trois navettes chargées de matériel de forage et de quelques centaines de drones constructeurs.

La météo n’annonce plus que dévastations et plaies bibliques. Survivre à l’extérieur devient impossible. Les extrêmes températures, les vents violents et les cyclones agissent de concert. Le soleil et ses rayons perçants frappent la vie jusque dans son ADN. Les ressources de pétrole sont épuisées et les catastrophes se succèdent, de plus en plus violentes, il faut s’en protéger et reconstruire avec les moyens à disposition. Grâce au programme génétique américain « S.HUMAN » visant à créer des supers soldats d’infanterie capables de résister aux UV mortels et à des conditions extrêmes, les États-Unis se lancent dans des campagnes de conquêtes, supervisées par Charop Saturnan, nouveau leader du monde libre et véritable architecte de l’ère qui s’annonce.

Des assauts sur les gouvernements insoumis d’Amérique Latine leur permettent de s’approprier les dernières réserves d’eau, de gaz et autres ressources de leurs sols. La puissance et l’endurance des supers soldats déséquilibrent les combats, les pays se soumettent les uns après les autres et se fédèrent à leur envahisseur.

 

Le courant marin Gulf Stream est perturbé et le Canada dont la température annuelle moyenne est descendue sous les -30°C (ne dépassant pas -10°C en plein été) n’a d’autre choix que de s’allier. L’union des Amériques s’étend désormais d’un pôle à l’autre. Avec la Mégasie et l’Union Européenne, ils décident de signer un nouvel accord de partage de ressources. Ils forment le Trident et se lancent à la poursuite d’un idéal de reconstruction, le Projet de Charop. (Cf. L'Archétype)

Les armées mutantes sont envoyées pour un nouvel assaut des terrains encore riches de ressources notamment en Afrique, mais les affrontements sont quasi inexistants. Outre la supériorité physique des combattants génétiquement améliorés, le plus souvent la nature a déjà fait ses ravages et les autochtones apparaissent terrés dans leurs souricières en attendant la mort, épuisés par la faim, le vent et les inondations. La carte se redessine rapidement et le gouvernement mondial choisit sept métropoles qui seront aménagées et protégées pour l’accueil des réfugiés.

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L'Humanité s'adapte

L'Humanité toujours debout

La mission de collecte lunaire est de retour et RosaTech, le centre de recherche officiel du Trident dirigé par Yolandi, lance l’exploitation des centrales à fusion H3. Le problème de l’énergie verte est enfin réglé, mais notre écosystème est complètement détruit. Il faudra bien plus d’un siècle aux gaz polluants pour se dissoudre dans l’atmosphère et permettre à l’ozone de reprendre son cycle de création naturel.

 

 

Dans le but d’une coordination parfaite entre les pôles urbains, la première Conscience Autonome Artificielle (Cf. C.A.A ) est mise au point dans les centres de recherches RosaTech. GRAMMY (Cf. GRAMMY & Yolandi) est une intelligence numérique supérieure capable de coordonner et répondre simultanément aux besoins logistiques des sept nouvelles arches de vie. Grâce aux outils de construction magnétique et de macro-impression, les capitales choisies sont rapidement équipées et organisées pour la vie future. On dresse, autour de chacune d’elles, des remparts protecteurs hauts parfois de plus d’un kilomètre. Cette phase de conquête et de construction, second épisode de la Guerre du Nord, aura duré trois ans.

 

 

En juillet 2086, le Grand Appel est lancé à travers le monde. Il invite tous les survivants à rejoindre la Cité la plus proche pour y mettre leurs familles à l’abri. À ce que l’on raconte dans le programme scolaire de Charop, tout le monde fut sauvé et cette action, comme un symbole de paix internationale, marqua la fin de sept années de guerre. Le monde a changé, c’est le début d’une ère nouvelle où la cohabitation et l’entraide seront les vecteurs incontournables de la survie de notre espèce.

Cet épisode fut aussi le théâtre de mystérieux événements qui conduisirent à la destruction de la septième cité ; Los Angeles (EP1 : Cf. Les Cités // EP2 : Cf. Le Shamas)

S’ensuivit l’Année Noire. Dans les Cités à ciel ouvert, les pluies diluviennes et les rayons meurtriers empêchent les habitants de sortir. Vivant entre les souterrains et les immenses complexes immobiliers reliés entre eux, les Citoyens du nouveau monde n’ont pas vu le jour pendant des mois. Les quelques rues recouvertes de toits rigides donnaient à la capitale un aspect caverneux. Il fallut attendre le développement des protections magnétiques d’ozone artificiel, les boucliers MAO (Cf. Innovations) pour enfin profiter des avenues et des terrasses parisiennes. Présenté par la brillante Professeur Yolandi Rosa quelques années auparavant, ce procédé est désormais viable grâce aux grosses quantités d’énergie produites par la fusion H3.

Le rêve détourné

Le rêve détourné de Yolandi

En 2093 les scientifiques du département innovation de RosaTech présentent une nouvelle façon de se protéger du soleil au sein du programme ORBITER (Cf. Innovations). La technologie LFMP permet de perturber la lumière solaire en agissant sur sa fréquence d’onde. Grace à un champ magnétique calibré, les rayons qui le traversent sont atténués et deviennent supportables. Un financement est accordé pour un prototype à échelle réduite. Si l’apport d’énergie constant, nécessaire au fonctionnement d’ORBITER est encore trop important, cela ne relève que de la puissance de calcul et des centres de collectes de données indispensables à une cohésion globale. En revanche, pour un dispositif localisé, la seule perturbation des photons demande un apport si faible que Yolandi, pour prouver la viabilité de sa trouvaille, se lance le défi d’utiliser la quantité d’énergie équivalente à celle d’un bouclier MAO de Cités. En 2094, ayant respecté ses contraintes à la lettre, c’est avec fierté que la scientifique savoure les regards ébahis de l’audience quand une ville entière, la première Cité Sphère Europa, quitte son immense socle métallique et s’élève du sol. Capable d’accueillir huit cent mille habitants, fonctionnant en circuit autonome, la construction enchante la classe dirigeante qui y voit surtout la solution d’enfin quitter l’enfer des forteresses surpeuplées. Mais le projet satellitaire ORBITER est abandonné car trop ambitieux et on demande à RosaTech de fournir cinq nouveaux exemplaires de Sphères habitables (Cf. Les Sphères).

 

Dévastée par cette nouvelle, la scientifique tombe en dépression et s’isole. Trois ans plus tard les riches citoyens des six Cités rejoindront définitivement les sphères qui les surplombent et porteront le statut permanent de Sphérien. Yolandi n’aura pas le temps de terminer sa tâche, un an avant, en 2096 elle est dénoncée pour avoir poursuivi illégalement Orbiter et retardé les chantiers des sphères. Elle est appréhendée dans son laboratoire et plus personne n’entendit parler d’elle, enfin pour un temps.

 

Cette nuit là un bébé est déposé sur le pallier de l’orphelinat de La Nymphe des Bois dans le Secteur 5 de Paris.

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Composition Globale :

 

NICOLAS BENIER


Paroles :

 

NICOLAS BENIER + Interprètes


Réalisation :

 

ANTHONY VAGLICA


Arrangements :

 

NICOLAS BENIER / ANTHONY VAGLICA

Mixage :

ARNAUD VASSE

Interprètes :

01 : Music War : NICOLAS BENIER

 

02 : Banksy - Colors : RAPHAËLLE ARNAUD

 

03 : Kevi - Fallen : JÉRÔME LIFSZYC


04 : Myel - My Friend : JULIE HERBILLON

05 : Vaklaw - Strenght : ALI AYOUBA


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07 : Daze - Alone : THOMAS RONZEAU

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